On entend suffisamment parler de DSQ ces temps-ci. Le Québec arrive à l’ère de l’informatisation de ses dossiers patients… ou presque!
Le hic, c’est que ce dossier informatisé connaitra quelques lacunes. En premier lieu, il ne sera pas disponible à la grandeur du Québec. Plutôt compréhensible, pour l’instant, comme il s’agit d’un projet tout frais. Là où le bobo est, selon moi, c’est au niveau du contenu de notre dossier. Semble-t-il que les seuls renseignements à s’y retrouver seraient les médicaments prescrits, résultats d’examens et analyses de laboratoire, et les résultats d’examens d’imagerie médicale.
Il y a à peine un mois, mon conjoint a été hospitalisé à l’hôpital Charles-Lemoyne. Premièrement, à ma grande surprise : PERSONNE à l’urgence ! Ceci étant, nous sommes arrivés vers 5h45 am, et mon conjoint avait déjà passé au triage, à l’inscription, vu le médecin, et ficelé sa tunique bleue à 6h30 am (qui donc a dit que les urgences débordaient?!)
Deux bémols à notre visite. Prenez l’équation ci-contre : mon conjoint, anglophone de naissance + questions identiques et répétitives de la part de tous les professionnels de la santé qui l’ont vu ce jour-là : infirmières, médecins, ORL, responsable de l’antibiothérapie. Je souligne qu’il comprend et parle bien le français, mais répondre avec assurance et précision à des questions médicales, ce n’est pas toujours évident pour quelqu’un pour qui la langue n’est pas héréditaire – et même pour moi, tous ces termes médicaux… OUF!
Ainsi, au courant de la journée, les mêmes questions revenaient : « Êtes-vous allergique à ceci? Avez-vous subi cela? Avez-vous des problèmes de ci? Avez-vous eu des complications avec cela? » Assez banales comme questions, sauf lorsque le patient en question a subi une opération à cœur ouvert pour coarctation de l’aorte et que cela pouvait grandement affecter les marches à suivre lors du traitement.
Peu importe la langue du patient, se faire demander autant de questions, à bon nombre de répétitions, m’amène à soulever des interrogations par rapport aux types de renseignements de base se trouvant dans le Dossier Santé?
On prend la peine de préciser sur le site du Dossier Santé Québec que « votre DSQ n’est pas une carte à puce ». Et pourquoi pas? Pourquoi ne pas informatiser les informations cruciales aux agissements à prendre face à un patient en besoin? Pourquoi ne pas y inscrire le groupe sanguin, les opérations antécédentes, les allergies, les informations de la carte soleil, les problèmes chroniques, les visites aux hôpitaux, etc.
Peut-être que j’en demande trop? Après tout, je devrais déjà me contenter que nous ayons été vus après à peine 30 minutes à l’urgence!
PS : Tout comme mon collègue Stephane Poirier le soulignait dans son billet « Le DSQ, ma fille et moi », il est primordial de souligner que je suis extrêmement reconnaissante pour les traitements reçus à HCLM, spécialement par Josée en antibiothérapie.
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Je suis entièrement d’accord avec toi. La santé est super importante et plus les précautions sont prises, mieux le patient sera traité.
L’idée de la puce sera excellente.
Bien sur que la puce serait une excellente idee, tant qu’a y etre pourquoi ne pas la mettre sur la carte d’assurance-maladie ? Elle serait immediatement mise a jour a chaque visite.
Ici je m’adresse a la categorie d’age de 0 a 2 ans qui pourraient lire ce blogue, parce que peut-etre que EUX auraient la chance d’experimenter cette idee….surement pas Moi
Très bon texte Cindy!
Cette situation me touche directement travaillant à Sainte-Justine. Comme je l’ai commenté dans le texte de ton collègue, nous apportons souvent des idées pour améliorer le système et nous nous faisons souvent couper l’herbe sous les pieds, dù au budget serrés!
À l’hopital c’est déja commencé tranquillement (très très tranquillement) l’implantation des dossiers électroniques… mais j’ai l’impression que ça va prendre des années avant qu’on voit le bout!